• L'EPIPHANIE EN EUROPE ET AILLEURS

     

     

    Prénoms fêtés

    C'est le jour de l'Épiphanie que l'on fête les Tiphaine (en français), Tifenn (en breton), Tiffany (en anglais) ou Théophano, Théano (en grec).

    Ce prénom correspond en effet au mot Théophanie, ou manifestation de Dieu, autre nom de la fête. On fête les Jordan et les Jordane.

    On fête aussi les Noël ... s'ils sont Arméniens.

    Durant les quatre premiers siècles de l'histoire chrétienne, l'Église avait l'habitude de fêter le 6 janvier toutes les manifestations de Dieu sur la terre : la Nativité (Noël), l'Adoration des mages, le baptême du Christ et les noces de Cana. Le changement de l'eau en vin et la multiplication des pains (ou Phagiphanie) étaient ainsi commémorés par une même fête avec la Nativité.

     

    Les fêtes ont ensuite été dissociées :

    pour le 6 janvier, les Latins ont retenu l'Adoration des mages et les Grecs le Baptême du Christ. Les Éthiopiens et les Arméniens ont conservé une fête unique pour la célébration de Noël, le 6 janvier pour les Arméniens et le 6 ou le 7 janvier pour les Ethiopiens en fonction du calendrier.

                                                         

    L'Épiphanie dans la tradition populaire

    Tirer les Rois La tradition veut que l'Épiphanie soit l'occasion de « tirer les rois » : une figurine est cachée dans une pâtisserie et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée. Cette pratique trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique. Pendant ces fêtes païennes célébrées début janvier, les rôles étaient inversés entre les maîtres et les esclaves qui devenaient les «rois d'un jour».

    Ce n'est que vers 1875 que les figurines en porcelaine remplacent les fèves.

    Les Romains pratiquent déjà l'usage d'une fève dissimulée dans un gâteau pour désigner le roi7. Existait également chez les romains, la tradition selon laquelle le plus jeune enfant de la famille se glisse sous la table et désigne la part revenant à chaque convive .

    En France Depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois à l'occasion de cette fête. La tradition veut que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du Pauvre », est destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.

     

    Selon l'usage actuel :

    La traditionnelle fève est accompagnée ou remplacée par un petit sujet caché à l'intérieur de la pâte de la galette des Rois. La personne ayant dans sa part la fève est symboliquement couronnée roi ou reine et doit offrir la prochaine galette ; quant à celui qui a le sujet, il doit offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse... ).

    – La Fête des Rois aux Pays-Bas septentrionaux au XVIIe siècle. Lorsqu'il y a des enfants, l'un d'entre eux – en général le plus jeune – doit se placer sous la table et, tandis que la personne qui fait le service choisit un morceau, l'enfant désigne le destinataire de cette portion.

     

    D'autres variantes sont pratiquées :

    Certaines familles s'arrangent pour que la fève ou la figurine revienne à un des plus jeunes enfants. Il est couronné roi ou reine. Il choisit alors son roi ou sa reine qui est souvent sa mère ou son père.

    Fréquemment, les « Rois » sont tirés plusieurs fois au cours de la période.

    Dans le sud-ouest de la France, traditionnellement, on ne prépare pas une galette, mais un gâteau des rois qui est une brioche en forme de couronne, que l'on nomme « còca » en occitan et qui est couverte de sucre granulé.

    Dans le sud-est, cette même couronne est, en plus du sucre, garnie et couverte de fruits confits. Un santon (généralement santon-puce) tend à remplacer la fève. Cette « couronne des Rois » est toujours très présente mais se fait souvent concurrencer par la galette, moins chère (les fruits confits sont coûteux) mais aussi de fabrication et conservation (voire de manipulation !) plus facile.

     

    À Paris, les artisans boulangers-pâtissiers offrent tous les ans la galette de l'Élysée. Cette galette ne contient pas de fève de façon à ce que le président de la République ne puisse pas être couronné. Cette tradition remonte à l'année 1975, date à laquelle fut offerte à Valéry Giscard d'Estaing une galette géante d'un mètre de diamètre.

     

     

     

     

    Dans les autres pays:

    Coutumes similaires En Espagne, au Portugal (Bolo Rei) et dans les pays d'Amérique latine : Le Día de los Reyes Magos y est souvent un jour férié et les enfants y reçoivent leurs cadeaux plutôt qu'à Noël.

     

    En Belgique et aux Pays-Bas :

    on mange également une galette à la pâte d’amande. Le plus jeune se cache sous la table pour désigner les parts et le roi du jour choisit sa reine. Pendant la journée les enfants parcourent les rues en chantant la chanson de l’étoile et font du porte à porte pour recevoir des mandarines et des bonbons. Cette coutume tend à disparaître en Belgique. Dans les campagnes flamandes cela se fait encore. Notons au passage qu’en Wallonie, c’est à ce moment qu’on commence la préparation du Carnaval.

     

    Dans le sud des États-Unis

    la tradition de tirer les Rois existe sous le nom de king cake. Ceux-ci sont mangés pendant toute la période qui va de l'Épiphanie jusqu'au carnaval de mardi gras, le 6 janvier.

     

    En Grèce et à Chypre,

    il n'y a pas de galette « des rois » à proprement parler. La Vassilopita est aujourd'hui une galette en l'honneur de saint Basile de Césarée. Cette galette est préparée la veille du nouvel an et ce n'est qu'au 1er janvier, jour anniversaire de la mort du saint qu'elle est coupée. On y dispose traditionnellement une pièce en or, mimant ainsi une disposition que fit adopter le saint pour répartir de manière égale la rançon non utilisée pour stopper le siège de Césarée. Toutefois, l'origine de la tradition byzantine remonte très certainement aux Kronia de la Grèce antique et aux Saturnales de Rome

                                                      

    En Italie :

    Elle s'y célèbre de facon un peu particulière, principalement dans le Sud du pays.

    La BEFANA distribue les cadeaux pendant la nuit de l'Epiphanie.

    Les enfants désobéissants recoivent un bout de charbon tiré de son grand sac.

    La BEFANA est à la fois bonne et intraitable,saintNicolas et père Fouettard.

    Toute vetue de noir, elle symbolise à la fois le mal et leretour vers des nuits plus courtes.

    http://entre-bretagne-et-roussillon.eklablog.com/les-traditions-de-noel-et-du-jour-de-l-an-c19303149

                                                          

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  • Commentaires

    1
    Samedi 7 Janvier à 05:39

    Que j'aime cette tradition

    je vais aujourd'hui partager cette galette

    avec grand plaisir

    bon weekend bisou de bourgogne

    2
    Samedi 7 Janvier à 07:14

    j'aime beaucoup cette tradition et j'adore la couronne avec les fruits confits!!

    merci pour ton article.

    très belle journée, bises

    danièle

    3
    Samedi 7 Janvier à 08:11

     bon weekend  gros poutous 

    4
    Samedi 7 Janvier à 09:01

    Bonjour 

    Difficile de resister à cette galette qu'on voit dans toutes nos boulangerie ..

    Merci pour ton article très complet 

    Bises 

    5
    Samedi 7 Janvier à 09:06

    Hello Anie

    La couronne des rois est le véritable gâteau des rois contrairement à la triste frangipane... Celui ci représente bien la tradition de la couronne des rois mages ornés de leur joyaux remplacés à cette occasion par les fruits confits....

    bizz

    Pat

    6
    Samedi 7 Janvier à 09:12

    Je  ne résiste jamais à une bonne galette

    Bisous et bon week end

    MITOU

    7
    CATALANE
    Samedi 7 Janvier à 09:50

    Chez nous, c'est le Royaume comme on l'appelle ! Avec plein de fruits confits. Je vais d'ailleurs de ce pas au village récupérer celui que j'ai commandé hier à mon boulanger ! Bisous et bon W.E.

    8
    Samedi 7 Janvier à 10:30

    Coucou Annie,

    Une tradition qui perdure et c'est très bien. Un beau billet.

    Bises et bon samedi

    9
    Samedi 7 Janvier à 11:01

    je vais tenter d'en faire une moi-meme aujourd'hui !

    bon samedi à tous

    10
    Samedi 7 Janvier à 11:15

    Bon samedi bisous

    11
    Samedi 7 Janvier à 15:55

    Ici nous avons coupé la vassilopita le 31 Décembre, comme indiqué dans ton article. 

    12
    Dimanche 8 Janvier à 11:49

    Bonjour ,toutes ces galettes font envie ,et à chaque région,sa  tradition.meilleurs voeux de bonheur et de santé pour 2017,bises.

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